Rencontre avec Tiphaine Samoyault - Bête de cirque (Sarajevo 1995-2010), Seuil, 2013

Rencontres animées par Gérard Poulouin

2 avril – Lycée Sivard de Beaulieu – 15H – Carentan

2 avril – Librairie Brouillon de Culture - 19H – Caen

De la bête de cirque, elle offre le spectacle et elle ressent la honte qui est au fond des yeux : spectacle de ses engagements frénétiques, de son agitation vaine et de ses expériences ratées qui font d’elle un objet de suspicion, de curiosité ou de rejet ; honte d’appartenir à une génération qui n’est entrée dans l’histoire que par effraction, sans jamais parvenir à trouver sa place.

Le récit commence en 1995 dans Sarajevo assiégée. En décembre 2010, après quinze ans d’absence, la narratrice revient pour la première fois dans la capitale bosniaque. Ce retour est l’occasion pour elle de réfléchir aux raisons de son implication dans cette guerre, à celles de son absence, à ses élans et ses retraits.

Dans ce livre lucide et poignant, l’auteur trace obstinément la vérité, à la fois intime et politique, de l’expérience de l’engagement. (Source : www.seuil.com)

Infos pratiques : Ancienne pensionnaire de la Villa Médicis (2000-2001), Tiphaine Samoyault est aussi romancière et traductrice, entre autres, de portions de la nouvelle édition d’Ulysse de James Joyce. Conseillère éditoriale aux éditions du Seuil, elle collabore en outre à France Culture et à La Quinzaine littéraire.

Un livre « audacieux et poignant » : « Tu donnes à chacun de ceux qui vont te lire l'occasion de se prendre à bras-le-corps et, à ton aune, de mesurer sa vie ». La Quinzaine littéraire

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Rencontre avec Lucian Dan Teodorovici - L'Histoire de Bruno Matei, Gaïa, 2013

Rencontres animées par Laure Hinckel

1er avril – Institut National des Langues et Civilisations Orientales, Paris

3 avril – Mairie - Bibliothèque de Trouville/Mer - Salle du Conseil - 19H

4 avril – Bibliothèque de Saint-Lô - 20H30

5 avril – Librairie Eureka Street, Caen - 18H30 - ANNULEE

« Toute marionnette a une âme. C’est son centre de gravité. »

Pour Bruno Matei, marionnettiste amnésique, il est plus difficile de garder l’équilibre. Vingt ans de sa vie lui manquent. Dans la Roumanie socialiste de 1959, un agent de la Securitate se prétend son ami et le suit comme son ombre.

Personnage tragique et candide, Bruno se souvient d’un départ pour l’Italie, un tunnel, puis rien. Oubliées les années de prison, de camps et de travaux forcés ? Il n’a que Vasilacke, son pantin de bois ciré, et peut-être Eliza, dont l’amitié pourrait se transformer en tout autre chose.

Malmené par la grande Histoire, Bruno Matei est un matériau brut comme aiment à en manipuler les régimes totalitaires. Saura-t-il rassembler les morceaux de son passé et tirer lui-même sur les fils pour réapprendre à vivre ?

(Source : www.gaia-editions.com)

Infos pratiques : Roman traduit du roumain par Laure Hinckel. La rencontre à Saint-Lô rentre dans le programme "Familles dans la tourmente de l'histoire » organisé par la bibliothèque.

Info presse : « C'est un roman magistral, très réfléchi, sur l'isolement, la prison, sur la liberté et ce qu'on en fait. C'est intéressant que ce soit un auteur jeune, qui n'a pas été témoin des faits, qui en parle, avec un effort d'imagination appuyé sur un travail solide de documentation et de recherche en archives ». L'Humanité 

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REPORTEE - Rencontre avec Velibor Colic pour Sarajevo Omnibus, Gallimard, 2012

Rencontre animée par Catherine Pont Humbert

3 avril – Bibliothèque de Valognes - A partir de 18H30

Velibor Colic, un nom qui intrigue l’oreille française ? Il s’agit pourtant d’un écrivain qui vit et publie en France. Né en 1964 dans une petite ville de Bosnie, l’auteur de Sarajevo omnibus (Gallimard, 2012) travaille aujourd’hui en Bretagne. Jeune homme, il a subi le sort des hommes de sa génération : il a été enrôlé dans l’armée bosniaque lorsque la guerre a éclaté dans l’ex-Yougoslavie. Il déserte dès mai 1992 et finit par se réfugier en France.

Les rencontres littéraires avec Velibor Colic valent le détour. L’écrivain charme avec sa verve de conteur. Chez lui, même le tragique de la guerre peut devenir l’occasion de fous rires libérateurs. Une petite revanche sur l’histoire avec « sa grande hache ». A découvrir également : Jésus et Tito (paru aux éditions Gaia en 2010), joli titre pour un excellent témoignage sur une enfance communiste.


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Accepter l’intolérance, plaider pour le communisme

Collaboration Université populaire de Caen / Balkans Transit

5 avril 2014 – 10H/12H - Musée des Beaux-Arts - Caen

 Intervention de Gérard Poulouin

Que nous propose-t-on ? Doit-on se contenter des modèles chinois et américain qui gèrent le capitalisme à partir de prémices différentes ? Le cadavre du communisme aurait été abandonné du côté du mur de Berlin. Les grandes puissances ont trouvé un ciment idéologique après le 11 septembre 2001 : sus aux terroristes. La lutte des classes n’a pas disparu pour autant dans l’espace occidental, mais elle est susceptible de se dissoudre dans la société spectaculaire. Maints journaux contestataires appartiennent à des capitalistes ingénieux et ouverts aux nouvelles réalités : tout va bien ! Prisonniers d’un passé qui ne passe pas, passé conjuguant nazisme et stalinisme dans le siècle des totalitarismes, nous acceptons par défaut les ordres politiques et sociaux qui s’imposent à nous, ici et là.

Réveillons-nous de cette torpeur qui nous envahit. Des voies diverses s’offrent à l’éveil des consciences. Le philosophe Slovène Slavoj Žižek cite simultanément Lacan et Hegel, Hitchcock et David Lynch, se promène allègrement dans différents domaines, de l’économie aux faits divers entre autres, désireux d’ouvrir des espaces de liberté à la pensée critique. Foin des carcans idéologiques ! Assumons pleinement, dit-il, une forte dose d’intolérance à l’encontre du multiculturalisme qui masque la faiblesse des politiques face aux puissances économiques. Après Karl Marx et d’autres, il énonce l’urgence d’une émancipation radicale.

Info pratiques : Plaidoyer en faveur de l’intolérance, traduite de l’anglais par Frédéric Joly, nouvelle édition revue et mise à jour, Paris : Climats, 2007

 

Rencontre avec Natasa Dragnic pour Chaque jour, chaque heure, Flammarion, 2013

Rencontre animée par Marie Mangane

 5 avril – Bibliothèque centre ville de Caen - 15H

Cela fait seize ans que Dora et Luka ne se sont pas vus, bien qu'ils aient été autrefois inséparables : enfants, ils passent leurs journées d'été ensemble sur la plage du petit village de pêcheurs croate dans lequel ils grandissent - jusqu'à ce que Dora déménage en France avec ses parents, laissant Luka seul en Croatie. Lorsque, après tout ce temps, ils se trouvent réunis à Paris de manière inattendue, l'évidence s'impose : ils sont faits l'un pour l'autre. Mais les aléas de la vie s'en mêlent... De la Croatie à la France, du petit port de Makarska aux grands théâtres parisiens, des années 1960 à nos jours, Nata(...) Dragni(...) raconte une histoire d'amour hors du temps entre deux âmes inextricablement liées. Une passion faite de baisers qui ont le goût de l'eau salée. De l'air pur, de la lumière, des couleurs éclatantes. Des adieux et des retrouvailles. Une histoire unique et pourtant universelle, simple et bouleversante comme les mots qui la racontent.

(Source : http://editions.flammarion.com). Traduit de l’allemand par Elisabeth Landes.

Site officiel : natasa-dragnic.de/fr/

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Rencontre avec François Ravard et Aurélien Ducoudray pour Clichés de Bosnie, Futuropolis, 2013

Rencontre animée par William Couette

5 avril – Médiathèque de Lisieux - 15H

En 2004, Aurélien Ducoudray, photographe de presse dans un petit quotidien de province, décide d’accompagner un convoi humanitaire se rendant en Bosnie, en dépit du désintérêt manifeste de son rédacteur en chef. Ce livre, qui démarre sur le ton de la comédie, tant les protagonistes semblent être des « branquignols », raconte ce voyage, fait le portrait des volontaires du convoi et la découverte d’un pays encore blessé par la guerre fratricide qu’il a connue auparavant. L’ouvrage nous fera passer du rire aux larmes, car à la cocasserie de nombreuses situations s’oppose la dure réalité de ce pays dont la guerre a marqué la fin du XXe siècle. En complément du roman graphique, Aurélien Ducoudray propose les photos réalisées à l'époque et restées inédites, ainsi que quelques croquis dessinés sur place par François Ravard en 2011.

« Cette traversée de la Bosnie révèle les violences commises pendant les années de guerre. Des violences qu'Amnesty International n'a cessé de dénoncer et pour lesquelles elle exige désormais justice et réparations. Parce que la dignité des victimes l'exige et que l'impunité des auteurs de crimes de guerre est inacceptable ».

Infos pratiques : Clichés de Bosnie est publié en partenariat avec Amnesty International(Source : www.futuropolis.fr)

Site officiel : http://www.bmlisieux.com

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Rencontre avec Bill Carter pour Les Ailes de Sarajevo, Editions Intervalles, 2008

Rencontre animée par Catherine Pont Humbert

9 avril – Librairie Eureka Street – 18H30 - Caen

Bill Carter est un homme à bout de souffle quand il débarque un beau jour à Sarajevo, en pleine guerre. Avec la passion et l’esprit de révolte propres à ceux qui n’ont plus rien à perdre, l’inconscience de la jeunesse et l’aide d’une sorte de cirque humanitaire ambulant aux membres aussi excentriques qu’attachants, il va enrôler dans sa quête l’un des plus grands groupes de rock du monde et, depuis la ville assiégée, donner une voix et un visage sur les écrans du monde entier au drame d’une ville martyre.

Infos pratiques : Traduit de l’anglais (États-Unis) par Olivier Colette.

« Ce livre donne, pour ceux d’entre nous qui ont connu le poids du deuil, espoir et inspiration ». - Calexico

 « Ce livre est comme un coup de poing dans le ventre » - Grandaddy

« Violemment intelligent. » - The Guardian

« Bill Carter est l’un de ces hommes qui cherchent des réponses aux questions que la plupart d’entre nous osent à peine se poser. » - Bono

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Rencontre avec Xavier Boissel pour Autopsie des ombres, Editions Inculte, 2013
Rencontre animée par Catherine Pont Humbert

11 avril – Librairie Eureka Street – 18H30 - Caen

Un ancien casque bleu, de retour chez lui, largue les amarres. Il fuit. Il fuit les images d’une guerre qui le hante et dont pourtant il n’a rien vu ou presque, dont il n’a perçu que les échos, dont il n’a vu que les cadavres et les ruines. Dans un style dense et sombre, Autopsie des ombresévoque la guerre telle que le monde occidental la perçoit aujourd’hui, lointaine, fantomatique, irréelle.Xavier Boissel (auteur du très remarqué Paris est un leurre) nous offre un premier roman sec et puissant sur lequel planent les figures de Joseph Conrad et Pierre Michon. (Source : www.inculte.fr)

Les passeurs d'Istanbul, Editions Noir sur Blanc, 2013

Rencontre avec Irene van der Linde et Nicole Segers

Rencontres animées par Catherine Pont Humbert le 10 avril et le 12 avril par Gérard Poulouin

10 avril : Lycée Jeanne d'Arc – Caen - (15h) et bibliothèque de Bretteville l'Orgueilleuse (20H30)

11 avril : Bibliothèque de Cherbourg-Octeville (20H30) - ANNULE

12 avril : Bibliothèque de Caen (15H) et à 20H30 à la bibliothèque de Saint Aubin/Mer

 

« La Turquie ressemble à un navire cinglant en direction de l’Ouest, tandis que ses passagers se précipitent vers le pont arrière, orienté à l’Est. »

 La place Taksim est à nouveau bouclée, noyée de gaz lacrymogènes. En Turquie, nos équations politiques s’enrayent facilement : il faut du temps pour saisir la complexe réalité de ce pays souhaitant rejoindre l’Union européenne.

Une année durant, l’écrivain Irene van der Linde et la photographe Nicole Segers naviguent sur les ferries d’Istanbul, d’une rive à l’autre du Bosphore, entre Orient et Occident. Au fil des rencontres, qui s’approfondissent mois après mois, la Turquie d’aujourd’hui se dessine : riche, violente, attachante. Voici Kübra, jeune fille ambitieuse portant foulard, voici Özgür, responsable d’un mouvement écologiste, voici Ece, artiste lyrique, gloire de l’ancien régime, qui se refuse à poser le pied sur la rive asiatique, voici Zeynep, jeune employée de banque homosexuelle, voici Melda, une enseignante pieuse qui révère Atatürk…

Après Gens des confins, salué comme « un projet fantastique » par Rem Koolhaas, Segers et van der Linde nous offrent un livre capital pour découvrir la Turquie, ce pays qui est comme une agrafe entre l’Europe et le Moyen-Orient.

Plus d'infos : www.leseditionsnoirsurblanc.fr

 

Rencontre avec Lola Lafon pour La petite communiste qui ne souriait jamais, Actes Sud, 2014

Rencontres animées par Catherine Pont Humbert

11 avril - la Galerne - 18h - Le Havre

12 avril – Librairie Eureka Street – A partir de 17H et rencontre musicale à 18H30 – Caen 

13 avril – Librairie Le Détour – 16H - Granville

Parce qu’elle est fascinée par le destin de la miraculeuse petite gymnaste roumaine de quatorze ans apparue aux JO de Montréal en 1976 pour mettre à mal guerres froides, ordinateurs et records au point d’accéder au statut de mythe planétaire, la narratrice de ce roman entreprend de raconter ce qu’elle imagine de l’expérience que vécut cette prodigieuse fillette, symbole d’une Europe révolue, venue, par la seule pureté de ses gestes, incarner aux yeux désabusés du monde le rêve d’une enfance éternelle. Mais quelle version retenir du parcours de cette petite communiste qui ne souriait jamais et qui voltigea, d’Est en Ouest, devant ses juges, sportifs, politiques ou médiatiques, entre adoration des foules et manipulations étatiques ?

Mimétique de l’audace féerique des figures jadis tracées au ciel de la compétition par une simple enfant, le romanacrobate de Lola Lafon, plus proche de la légende d’Icare que de la mythologie des « dieux du stade », rend l’hommage d’une fiction inspirée à celle-là, qui, d’un coup de pied à la lune, a ravagé le chemin rétréci qu’on réserve aux petites filles, ces petites filles de l’été 1976 qui, grâce à elle, ont rêvé de s’élancer dans le vide, les abdos serrés et la peau nue.

"C’est un dialogue fantasmé entre Nadia Comaneci, la jeune gymnaste roumaine de quatorze ans devenue, dès son apparition aux J. O. de 1976, une idole pop sportive à l’Ouest et « plus jeune héroïne communiste » à l’Est, et la narratrice, « Candide occidentale » fascinée, qui entreprend d’écrire son histoire, doutant, à raison, des versions officielles. L’histoire d’une jeune fille face à ses juges, qu’ils soient sportifs, politiques, médiatiques, désirée et manipulée également par les États, qu’ils soient communistes ou libéraux. L’histoire, aussi, de ce monde disparu et si souvent caricaturé : l’Europe de l’Est où j’ai grandi, coupée du monde, aujourd’hui enfouie dans une Histoire close par la chute d’un Mur.

Comment raconter cette « petite communiste » à qui toutes les petites filles de l’Ouest ont rêvé de ressembler et qui reste une des dernières images médiatiques non sexualisée de jeune fille sacralisée par un Occident en manque d’ange laïque ?

La Petite Communiste qui ne souriait jamais est l’histoire de différentes fabrications et réécritures : réécriture, par Ceausescu, du communisme dans la Roumanie des années 1980, fabrication du corps des gymnastes à l’Est comme à l’Ouest, réécriture occidentale de ce que fut la vie à l’Est, réécriture et fabrication du récit par l’héroïne-sujet, qui contredit souvent la narratrice et, enfin, réécriture du corps féminin par ceux qui ne se lassent jamais de le commenter et de le noter…

C’est cette phrase-là, à la une d’un quotidien français, commentant Nadia Comaneci aux J. O. de Moscou, qui m’a décidée à écrire ce roman : « La petite fille s’est muée en femme, verdict : la magie est tombée. » Ce roman est, peut-être, un hommage à celle-là, qui, d’un coup de pied à la lune, a ravagé le chemin rétréci qu’on réserve aux petites filles, ces petites filles de l’été 1976 qui, grâce à elle, ont rêvé de s’élancer dans le vide, les abdos serrés et la peau nue." Lola Lafon

(Source : www.actes-sud.fr)

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"Ils ont choisi le parti... d'en rire" avec Vélibor Colic et Gazmend Kapllani

Rencontres animées par Bernard Magnier

21 juin - Le Tarmac - Scène Internationale Francophone – 18H - Paris

20 juin – Librairie Eureka Street – Caen -18H30

Rencontres animées par Bernard Magnier

"A la fin du printemps... au tout de début de l'été"... C'était très alléchant de répondre à l'invitation du Tarmac de proposer une belle rencontre avec deux auteurs francophones.

Nous avons donc choisi de vous faire découvrir deux écritures subtiles, élégantes, engagées et... non dénuées d'humour. Et il n'y a pas que cela qui caractérise l'écriture de Vélibor Colic (croato-bosniaque) et Gazmend Kapllani (Albanie)... Mais chut ! On ne vous en dit pas plus, venez plutôt écouter ces savoureux écrivains. Vélibor présentera son tout dernier ouvrage "Ederlezi (comédie pessimiste)" (Gallimard). Gazmend viendra avec deux livres, tous les deux publiés aux éditions Intervalles. Deux ouvrages précieux pour nous parler des minorités, d'expériences singulières, d'indignation : "Je m’appelle Europe" et "Petit journal de bord des frontières". Des livres qui bouleversent nos idées reçues.

Site officiel : www.letarmac.fr

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