- "La dernière image" - Illustrations et planches de bandes dessinées de Gani Jakupi - Bibliothèque de la Guérinière - Caen - 11 février / 29 mars 2013 - Et ensuite à la bibliothèque de Saint-Aubin/Mer en avril.


Vernissage le 14 mars à 18h autour d'une bonne soupe albanaise !


Exposition en grande partie issue de l'émouvante bd La dernière image, une traversée du Kosovo de l'après guerre (Noctambule, 2012). Avec La dernière image, Il nous livre un témoignage terriblement poignant, un de ceux qui se méditent pendant et après la lecture... Un judicieux livre de reportage sur les reporters.

 

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- Balkans 1991-1999 - photographies d'Emmanuel Ortiz - Bibliothèque centrale de Caen - 9/30 avril 2013.

"Un voyage à travers les guerres qui ont fait éclater l'ex-Yougoslavie et diviser les communautés. Emmanuel Ortiz démarre en Croatie sur les lignes de front de Slavonie orientale et la cité assiégée de Dubrovnik. Quand la guerre éclate en Bosnie, Ortiz couvre Mostar, Bihac et la capitale Sarajevo, partage la vie des civils et des combattants, leurs espoirs et leurs défaites. Il termine par couvrir le chaos au Kosovo et la déportation par les forces serbes de centaines de milliers de Kosovars albanais dans les pays voisins durant la campagne de bombardements de l'OTAN."

 Sera également présenté  "Broken Lights of Yugoslavia" Le dernier livre d'Emmanuel Ortiz publié par la galerie War Photo Limited (Dubrovnik, Croatie) qui accompagne l'exposition.

 

ORTIZ - Bosnia-09

 

 - "Transverses" - photographies de Klavdij Sluban - Lycée Henri Cornat - Valognes - 2/19 avril.

Vernissage en présence de l'artiste le 4 avril.

Cette série a été montrée à la Maison Européenne de la Photographie en 2002, puis a voyagé à travers l'Europe et la Chine.

Projet réalisé dans le cadre d'un projet de jumelage financé par la Région et la Drac de Basse-Normandie. Dans le cadre de ce projet Klavdij Sluban est venu plusieurs fois à Valognes pour échanger et transmettre des savoirs à des lycéens. Nous remercions particulièrement Christian Seite. 

Plus d'infos dont le texte d'Olivier Rolin : http://www.sluban.com/bibliographie/bibliographie02.html

 

- "Ode à la joie, l'orchestre de Stolac" - photographies de Milomir Kovacevic - Lycée Jeanne d'Arc - Caen - Avril 2013

La ville - une des plus anciennes de Bosnie-Herzégovine - détruite pendant la guerre, ses habitants d'avant guerre ont disparu : expulsés ou tués. Le pouvoir municipal - partagé entre les nationalistes bosniaques et croates - semble tenir à ce que la division ethnique persiste afin de rendre une vie commune impossible : les enfants bosniaques et croates ont des cours séparés, les uns le matin, les autres l'après-midi ; et se rendent à l'école en empruntant des portes différentes ! Les dirigeants s'efforcent de faire perdurer la crise, entravant les tentatives de renouveau économique. La fanfare de Stolac a, par miracle, réussi à renouer, dans cette ville ravagée et divisée, avec la tradition de « faire de la musique » pour la communauté. Ainsi est-elle constituée de survivants, membres de l'orchestre d'avant-guerre, et de très jeunes gens qui ne gardent probablement aucun souvenir des années de vie commune et de gloire de la fanfare d'antan.

Projet réalisé dans le cadre d'un projet de jumelage financé par la Région et la Drac de Basse-Normandie. Dans le cadre de ce projet Milomir Kovacevic est venu plusieurs fois à Caen pour échanger et transmettre des savoirs à des lycéens. Nous remercions particulièrement le personnel du CDI. Plus d'infos :  http://www.milomirkovacevic.com

 

Expo Milomir Kovacevic


 

- "Kosovo, une région qui mue" - Laure Maugeais - Bibliothèque - Trouville-sur-Mer - avril 2013.

Déjà dans les années 80 la population scandait des revendications d'autonomie, mais le Kosovo est resté au rang d'une banlieue silencieuse du territoire yougoslave aux yeux des citoyens européens. Et puis, la guerre éclate. La Yougoslavie s'effondre, le Kosovo tient le premier rôle en cette fin de conflit armé, dernière pièce maitresse de la balkanisation. Indépendant depuis 2008, manifestement le sort du Kosovo n'est aujourd'hui pas établi. Une tension ronronne toujours. Les résolutions du dialogue entre Belgrade et Pristina sont pour l'instant dans une impasse malgré les violences qui grondent toujours dans le nord de la région. Dans son histoire, Kosovo a toujours été un carrefour géographique, culturel, religieux, politique. Ce sont les enjeux qui ont évolué et ont fait évoluer la région. Chacun s'est agité à montrer le pays comme il l'entendait.  Au contact des internationaux envoyés sur place, des déplacements des populations... c'est une région qui évolue physiquement et culturellement, elle mue. Du silence à la médiatisation, Kosovo a changé. Cette série a été réalisée entre 2005 et 2009. 

Elle pose un regard sur ce qui se perdait, se perdrait, 

s'abandonnait, 

passait, tombait en ruine, 

était, a été, aux portes de l'Europe. 

Ce travail permet de rassembler ces instants, ces bouts, témoins d'une histoire qui se compose. 

Ici est rapporté ce qui a été vu et non ce qu'il aurait fallu voir. 

 

 

La mue est ce qu'on laisse derrière soi, 

ce qu'on est déjà plus

et qui nous appartient quand même. 

Pendant on est confus, 

après inévitablement différent. 

 

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- "Krekhaus" - collectif - Galerie Oh ! - Caen - 12/30 avril

Vernissage le 12 avril à 19h.

Le duo formé par Ugruv Smek et Bernharda Xilko (les noms d’artistes de Goran Zmaic et Bruno Tolić) opère sous le nom de Krekhaus. L’un vit à Zagreb en Croatie et le second à Pančevo en Serbie, mais ils alimentent le même blog en dialoguant par dessins interposés.

Bernharda Xilko, par ailleurs, fait aussi partie du collectif Turbo Comix et de l’organisation du festival Novo Doba. Son activité principale est le film d’animation, mais depuis quelques années il expérimente la bande dessinée, dans des ouvrages collectifs comme Symposion3D Crack revolution publié par le Dernier CriKomikazeStripburger et les catalogues du festival  Novo Doba. Son style graphique est inspiré de la bande dessinée underground, du film d’animation pour enfant et du graphisme japonais. Il est aussi souvent sollicité pour des affiches d’évènements graphiques et musicaux.

Ugruv Smek est un graphiste et un illustrateur zagrebois. Son style est inspiré de la bande dessinée underground américaine, de l'art brut et du film d'animation expérimental qui a une place privilégiée à Zagreb à travers le festival annuel Animafest. Ensemble, ils travaillent actuellement à un film d'animation inspiré d'une chanson du groupe de noise serbe Klopka za Pionira, prévu pour l'été prochain.

Plus d'infos : http://www.krekhaus.com

 

- "Mémoire Tsigane" - photographies de Matéo Maximoff - Médiathèque - Colombelles - du 2 au 26 avril.

Inauguration : samedi 6 à 11h en présence de sa fille, Nouka Maximoff, autour d’une soupe tsigane et avec un délicieux accompagnement au violon de Manuel Decocq

Au cours de ses 82 années d’existence, Matéo Maximoff a cumulé des fonctions aussi variées que chaudronnier, écrivain, journaliste, conférencier, conteur, pasteur, photographe… Cette exposition est composée d’une sélection de photographies noir et blanc et couleur réalisées entre 1920 et 1990. Les thèmes principaux en sont : la vie quotidienne des Roms en région parisienne, les Manouches en France, les métiers traditionnels, les mariages, l’habitat et le voyage, les tsiganes à travers l’Europe, la lutte pour la reconnaissance du génocide... Des panneaux de textes (dont deux poèmes en version bilingue français-Romani), extraits d’ouvrages de Matéo Maximoff accompagnent les photographies. Cette exposition, conçue et réalisée par sa fille, Nouka, est une première car Matéo Maximoff a été le seul Tsigane au monde à avoir photographié les siens, inlassablement pendant plus de quarante ans. Ce parcours d’autodidacte et de photographe amateur, sans recherche esthétique ni « mise en scène » de la réalité contribue à l’authenticité et à l’originalité de son travail. Le talent, l’acuité du regard font le reste : certains sujets, certaines lumières, certaines harmonies ou mouvements saisis au vol et qui peuvent sembler des compositions, font preuve d’une sensibilité artistique certaine. Matéo Maximoff avait conscience d’être un précurseur pour sa communauté. Nul doute que les générations futures apprécieront cette contribution à l’histoire de leur peuple par l’un de ses membres, qui se voulait un trait d’union entre les Tsiganes et la société environnante et qui a consacré sa vie à cette tache.


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