Le gouvernement stigmatise les Rroms. Le monde entier stigmatise la France : les Nations unies, l’Union européenne, la Cour européenne des droits de l’Homme, le Vatican, les églises catholique et réformées de France. Une première depuis bien longtemps !Les Rroms sont des voleurs de poules, ils sont sales, ne scolarisent pas leurs enfants, mais ils savent lire dans les lignes de la main et sont des musiciens hors paire. Les clichés et les idées reçues ont la vie dure. Il est d’autant plus facile de braquer l’opinion publique sur les « gens du voyage » que de faire avaler un recul social scandaleux avec la nouvelle loi sur les retraites. Et il est d’autant plus facile aussi de montrer du doigt les Rroms aujourd’hui, sans doute les Gitans demain, car qu’ils sont plus cuivrés, basanés comme disaient les racistes anti-maghrébins hier, que leurs cousins Manouches et Sintis, commerçants-forains itinérants, qui sont des citoyens français, et de peau plutôt claire.Les forces de police ont détruit ou confisqué les caravanes des Rroms. Il s’agit là d’une atteinte à la propriété privée réprimée par les lois de la République. Mais, ce n’est pas grave, les Rroms ne connaissent pas les lois françaises et se méfient de la justice des Gadje (non Tzigane dans la langue Romani). Que font donc les avocats de la Ligue des droits de l’Homme, de la LICRA et d’autres associations ? Certain compare les rafles de Rroms en 2010, avec les rafles des Tziganes et des Juifs entre 1941 et 1944. Il y a de grandes différences, mais aussi certaines similitudes. Durant la Deuxième Guerre mondiale, cela conduisait aux camps de la mort. Aujourd’hui, il s’agit de reconduite dans leurs pays, leurs quartiers, leurs villages. Pourtant, il y a une similitude : cibler un groupe ethnique. Pire encore, en Bulgarie, Roumanie, Kosovo, Albanie et Slovaquie, les Rroms sont régulièrement pogromés ; attaques aux personnes, incendies de maisons voire de quartiers entiers. Bref, il est fort possible que ces personnes renvoyées par le gouvernement français risquent leurs vies.Autres idées reçues, les Tziganes sont nomades et ne s’intègrent pas. 90% des Rroms des Balkans étaient sédentaires ou semi sédentaires. Nous sommes loin de l’époque des Bohémiens ou Romanichels du XVII-XVIII°. 70 à 80% des Tziganes ne parlent plus le romani, mais les langues des pays où ils habitent et ils prennent majoritairement la religion du pays d’accueil : catholicisme, orthodoxie et islam. En France, les communes de plus de 5.000 habitants doivent construire des zones de transit avec accès à l’eau et à l’électricité. Moins de la moitié ont été faite, d’où l’installation où elles le peuvent de ces populations. N’ayant pas accès au travail, ils mendient et ils volent. Pourtant, ils sont citoyens de l’Union européenne et jusqu’en 2014, ils ont accès à une vingtaine d’emplois : BTP, nettoyage, gardiennage… Après cette date, leur liberté de circulation et de travail sera totale.La migration des Rroms venus de l’Inde du nord entre le IX° et le XV° siècle, n’a jamais été une migration de conquérants. N’ayant et ne demandant jamais de foyer national, seraient-ils condamnés alors à l’errance perpétuelle ? Qui se souvient des milliers de Rroms qui se sont battus dans les rangs des partisans yougoslaves et grecs contre les nazis pour la liberté de l’Europe, pour venger leurs frères massacrés dans les camps!

 

Le président de Balkans Transit,

Christophe Chiclet 

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