Qui aurait parié il y a quatorze ans sur la longévité d’un festival qui présentait une région méconnue, voire inquiétante de l’Europe ? L’idée du « Printemps balkanique » pouvait paraître laborieuse sinon risquée. Et pourtant, la mobilisation pour faire naître et grandir ce festival a été très importante en Normandie. Le public bas-normand a été invité à se renouveler en fonction des pays successivement mis à l’honneur : un péril de dispersion peut-être, mais aussi une tentative ambitieuse d’attirer un plus grand nombre de participants. Après avoir décliné pendant douze ans cette formule, le « Printemps balkanique » propose à présent une synthèse, fruit des liens tissés dans la durée entre les communautés locales et les pays invités. Le festival réunit des artistes venus de différents horizons, dans un concert de voix balkaniques. Si présent dans l’imaginaire contemporain, Sarajevo, de 1914 à la ville marquée par la récente guerre fratricide, est au cœur des rencontres de cette édition 2014. Plusieurs auteurs occidentaux - des Européens et même deux Américains - ont été conviés à apporter leur propre éclairage sur les Balkans. Un bouillonnement d’expériences et de visions, un récital de la diversité nourrissant et fécond. 

 

Monica Salvan, Secrétaire de l'assocation Balkans-Transit

 

 

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