Rencontre autour de l'œuvre de Panait Istrati – Inauguration du fonds « Lettres Balkaniques »

Avec Linda Lê, romancière spécialiste « istratienne » et Jacques Baujard, directeur de la collection Lampe-Tempête aux Editions « L’Echappée » et co-responsable de la librairie Quilombo à Paris et avec les lectures d’Elodie Huet et Marion Jean de la compagnie « Les fées manivelles » !

Médiathèque le Phénix – Colombelles – mardi 31 mars - 19h et 20h30
10 rue Elsa Triolet
Renseignements : 02.31.72.27.46 / Gratuit
En partenariat avec l'association Caen Calvados Roumanie


L’inauguration du fonds « Lettres Balkaniques » (19H) ouvre le programme anniversaire du 10ème Printemps Balkanique ». Depuis 2000, les rencontres multidisciplinaires se sont développées avec l’ensemble des douze pays de la péninsule des Balkans. Il en est résulté un stock de documents des plus variés, dons des uns et des autres, artistes, écrivains, musiciens, en soutien à l’objectif principal de Balkans-Transit : connaître et faire connaître l’ensemble des cultures et du patrimoine de ces pays du Sud-Est par une reconnaissance mémorielle réciproque de notre histoire européenne meurtrie.
La décision ayant été prise de mettre ce fonds de documents à la portée des lecteurs normands, la Médiathèque « Le Phénix » de Colombelles, membre du Réseau de Lecture Publique de Caen La Mer, a répondu opportunément. Depuis plus d’un an, grâce au travail de l’équipe, ont été préparés près de 500 ouvrages (romans, poésie, théâtre, biographies, essais géopolitiques, guides, livres d’histoire…) et plus de 120 albums musicaux. L’offre de ce fonds sera visible dès le 31 mars 2015 sur le catalogue en ligne de la médiathèque de Colombelles et sur le site de Balkans-Transit.


Suite à l'inauguration du fonds « Lettres Balkaniques », ce fonds bien unique dans l'Ouest de la France, nous essayerons de participer à redécouvrir aujourd’hui l’œuvre de Panaït Istrati, à l'occasion des 80 ans de sa mort, la vie de ce conteur roumain devenu écrivain français est encore peu connue. Pourtant, sa personnalité a profondément marqué ceux qui ont croisé sa route. Parmi ceux qui se souvenaient de cet « homme exquis », de cette « âme ardente » : Romain Rolland, Victor Serge, Nikos Kazantzaki, Joseph Kessel, Frans Masereel, Henry Poulaille, Jean-Richard Bloch…
Défenseur des opprimés, Istrati a sympathisé avec la Révolution russe à ses débuts. Mais pour avoir critiqué durement le régime mis en place par Staline en 1929, il est calomnié et abandonné par ceux-là mêmes qui s’extasiaient devant sa puissance littéraire quelques années plus tôt. Ne conservant que de trop rares amis, il s’éteint en 1935, oublié de tous, à Bucarest.
Roumaine par ses racines, française par sa forme, universelle par son caractère foncièrement humain, l’œuvre d’Istrati, à l’image de ses haïdoucs, bandits des Balkans, n’a cessé de se heurter aux cadres établis. De l’étoffe d’un Cendrars, d’un Kessel, d’un Gary, il fut homme avant d’être homme de lettres, conteur plus qu’écrivain.

+ d'infos : Mardi 7 avril

*Jacques Baujard, directeur de la collection Lampe-Tempête aux Editions L’Echappée et directeur de la librairie Quilombo à Paris, présentera la vie et l'œuvre de Panaït Istrati et Lélio Plotton, metteur en scène, lira des passages de Présentation des Haïdoucs à partir de 19h. À l’Auberge de jeunesse (1 place François-Mitterrand, 18100 Vierzon).

10ème  édition... ouverture du fond des lettres balkaniques
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